jeudi 25 juin 2009

25 juin 2009

CNPM. Dachicourt reste à la barre (Le Télégramme)
C'est parti pour un second mandat : le nordiste Pierre-Georges Dachicourt é été élu hier à la présidence du Comité national des pêches maritimes. C'est la prime au sortant qui a prévalu. Le nouveau patron du CNPM devra se mettre au travail dès aujourd'hui, date à laquelle se tient à Paris l'assemblée générale du CNPM, en présence probablement du nouveau ministre, Bruno Le Maire. La profession a préféré l'homme qui maîtrisait les dossiers ainsi que les rouages complexes des ministères et de Bruxelles. (Photo DR)

Boulogne - Feuille de route de la "mission Capécure 2020" - Cap sur l'aquaculture !
Le constat est sans appel : « Depuis dix ans, la pêche mondiale stagne aux alentours de 100 millions de tonnes alors que dans le même temps l'aquaculture est passée d'une production de 10 à 50 millions de tonnes de poisson », éclaire Jean-Baptiste Delpierre, président du pôle de compétitivité Aquimer.
Le développement de l'aquaculture est une des pistes envisagée dans le cadre de la mission "Capécure 2020" dont la naissance a été célébrée vendredi. Pour Boulogne et le Boulonnais, l'enjeu est de taille puisqu'il s'agit, ni plus ni moins, de conserver une position de leader européen du marché halieutique.
L'an dernier, 370 000 tonnes de poisson ont été transformées dans les ateliers de Capécure. Dans le même temps, les chalutiers débarquaient 38 000 tonnes. « Un plus bas historique », souligne-t-on. « Tout le monde est d'accord pour dire que la ressource baisse, il va falloir s'adapter », insiste Dominique Godefroy, d'Ifremer (par ailleurs vice-président de la CAB). Sous l'égide de la Région, propriétaire du port, la présidence du comité de pilotage de Capécure a été confiée à Frédéric Cuvillier, président de la CAB.
Quelle(s) espèce(s) ?
Dans un contexte de demande mondial de produits de la mer en forte croissance, de restriction grandissante de l'effort de pêche (quotas), Boulogne doit batailler pour garder son leadership. La menace existe : « Boulogne peut être court-circuité », appuie Patrice Leduc, de l'armement hauturier Euronord

Paysans et pêcheurs même combat dans le Finistère (CLPM Le Guilvinec)
Le vendredi 19 juin 2009, le Conseil du Comité des pêches du Guilvinec, a décidé que ses responsables devaient apporter le soutien de la profession aux paysans en lutte contre les prix bas du marché mondial des produits laitiers (beurre et poudre de lait). Raymond le Goff (pêcheur à pied membre de l’UDSEA, membre du Comité) et René-Pierre Chever (secrétaire général du Comité) sont donc venus à la manifestation organisée par l’UDSEA (Union Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) chaque mardi soir depuis début juin devant la Préfecture du Finistère.

Le Meeddat perd l’aménagement du territoire mais gagne la mer (sans la pêche !)
A la suite du remaniement annoncé hier par l’Elysée, le ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire (Meeddat) connaît quelques changements.
Il devient ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat. L’aménagement du territoire revient à Michel Mercier (Mouvement démocrate), sénateur du Rhône et président du conseil général de ce département, qui devient ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire. L’ancien Meeddat perd deux secrétaires d’Etat: Hubert Falco, à l’aménagement du territoire qui devient chargé de la défense et des anciens combattants, ainsi que Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, désormais délégué auprès du Premier ministre.

Morbihan - Pouce-pieds. La préfecture édicte les règles de pêche (Le Télégramme)
Les règles de la pêche maritime de loisir des crustacés que sont les anatifes ou les pouces-pieds, sur le littoral du département du Morbihan, ont été modifiées par arrêté du préfet de région. Les nouvelles mesures sont les suivantes: 1. Sur l'ensemble du littoral du Morbihan, y compris à Groix, la pêche est autorisée du lever au coucher du soleil, les jours sont fixés par le calendrier de la pêche professionnelle. 2. Elle demeure toutefois interdite en juillet et en août de chaque année :sur le littoral de l'île de Groix; sur la côte nord, dans la zone comprise entre la pointe de Pen Men et la pointe du Grognon; et sur la côte sud, dans la zone comprise entre le méridien passant à 200 mètres dans l'est de la pointe de Saint-Nicolas et le méridien de la pointe des Chats. 3. La pêche peut s'exercer à l'aide d'un marteau et d'un burin, tout autre engin étant interdit. 4. Chaque pêcheur ne peut prélever que 3kg tout venant maximum par jour.

Mortalité d’huîtres - Un taux de perte de 50 % au minimum (Sud-Ouest)
Les affaires maritimes font des évaluations ces jours-ci
Pascal Moreau et les contrôleurs des Affaires maritimes estiment le taux de mortalité.
Pour évaluer le taux de mortalité des jeunes huîtres dans les parcs d'élevage, un oeil perçant est indispensable. Mais il faut encore, d'une main sûre, secouer la poche dans laquelle elles sont élevées. Si le geste déclenche un son clair, c'est que le mal a frappé : les coquilles vides résonnent au contact des pleines. Restera, ensuite, à compter, en séparant le bon grain de l'ivraie, pour livrer un pourcentage de mortalité.
La mobilisation est forte
La méthode n'a rien de scientifique. Mais elle révèle une photographie assez juste de la situation. C'est ce « cliché » que les contrôleurs des Affaires maritimes sont en train de prendre tout au long de la semaine, sur les sites de production charentais. Lundi, une équipe avait parcouru le sud du bassin de Marennes-Oléron. Hier, le « Chambord » embarquait à Marennes cinq contrôleurs, la responsable du service cultures marines, Kristel Siret, et son adjoint, Jean-François Bauve. Objectif : les parcs situés dans le pertuis d'Antioche, au-delà du pont d'Oléron.
Simultanément, un tandem parcourait la côte rétaise, tandis que le bateau de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) se posait sur le banc de la Mouclière, dans l'estuaire de la Charente.
Les bancs découverts
Cette mobilisation s'explique par les coefficients de vives eaux qui découvrent ces jours-ci les bancs et rendent accessibles les terrains d'élevage les plus profonds. Les producteurs, dont certains ont été frappés par la mortalité dès le mois de mai, retournent sur leurs parcs. L'administration leur emboîte le pas, pour apprécier au plus juste la situation. Suite Sud-Ouest ….

Les ministres de la pêche de l’Union mettent le cap sur l’aquaculture (Euronews)
Il faut développer l’aquaculture. C’est le credo proclamé à Luxembourg ce mardi par les ministres de la pêche de l’Union. L’objectif est double : soulager les espèces sauvages surexploitées de poissons et crustacés et satisfaire un fort appétit des consommateurs qui oblige l’Union à importer en grandes quantités.
Les Etats membres demandent à la Commission de formuler des propositions concrètes d’ici la fin de l’année.
La Chine représente à elle seule 70 % de la production aquacole mondiale. L’Europe doit donc défendre ses positions notamment la France avec ses élevages de huîtres et de moules mais aussi l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni.
Le plan suscite déjà l’inquiétude des écologistes qui soulignent les effets négatifs de l’aquaculture sur les écosystèmes en raison notamment des déjections de poissons et de l’utilisation de produits chimiques.

Les Vingt-sept prêts à donner un coup de pouce à l'aquaculture [Fenêtre sur l'Europe]
Malgré la stratégie de développement mise en place au niveau communautaire depuis 2002, l'aquaculture européenne ne va pas bien.
Cette situation préoccupe les ministres de la pêche l'UE. Dans des conclusions adoptées à l'occasion du Conseil Pêche le 23 juin à Luxembourg, ils soulignent que si le développement de l'aquaculture européenne doit répondre aux impératifs du marché, une assistance économique renforcée pourrait lui donner un nouvel élan.
Ils invitent donc la Commission et les Etats membres à recourir pleinement aux mécanismes de financement existants (Fonds européen pour la pêche) tout en se disant prêts à "envisager éventuellement une aide supplémentaire" en faveur de l'aquaculture

Déménagement à Arcachon - Les ostréiculteurs ont investi le banc d'Arguin (Sud-Ouest)
De nouveaux parcs ostréicoles ont été installés sur la zone du banc d'Arguin
Les ostréiculteurs ont investi d'autres parcelles du banc d'Arguin cette semaine. (photo Ch.R.)
C'est fait, ils sont installés. Lundi puis mardi, à l'occasion des malines en cours, de nouvelles parcelles ostréicoles sont occupées par des professionnels sur la zone du banc d'Arguin, au-delà de la partie de l'estran déjà investi. Notamment dans le sud de la réserve, le projet arrêté entre la représentation professionnelle et les services de l'État prévoyant le déplacement des parcs ostréicoles ensablés. Soit 14 hectares.
Pour mémoire, le comité de gestion de la réserve du banc d'Arguin avait donné un avis favorable à ce projet. Ce qui offrait l'occasion, de plus, aux ostréiculteurs, de régulariser leurs installations actuelles, pour l'heure « illégales ». Et la négociation, actée, avait permis de prévoir l'attribution de 117 parcelles réparties en deux zones sur 18,8 hectares.
« Ce n'est pas fini »
Au vrai, et si lundi le bornage des zones nord et sud de la conche sud a été faite par la Direction départementale des Affaires maritimes..., le lendemain, ce sont des dizaines d'ostréiculteurs qui ont pris possession du site au-delà de ce qui était autorisé. Soit quarante-trois navires représentant soixante-dix entreprises. C'est ainsi que près de 30 hectares ont été investis, les professionnels ayant planté les pieux qui accueilleront les futurs parcs à huîtres.
« C'est vrai, nous avons pris le banc à la hussarde, témoigne cet ostréiculteur sous le couvert de l'anonymat…. Suite dans Sud-Ouest….

Arcachon - Arguin, vu du côté des plaisanciers... (Sud-Ouest)
« Nous voulons également avoir notre place », tel est le souhait des plaisanciers énoncé lors de l'assemblée générale.
Si les plaisanciers admettent volontiers la présence des ostréiculteurs sur le banc d'Arguin, « nous voulons également avoir notre place » plaide Mireille Denéchaud, présidente de l'Union des navigateurs de la Gironde (Unan). « Nous venons de tenir notre assemblée générale et avons débattu des nouvelles réglementations de navigation sur le Bassin, aux côtés du sous-préfet Philippe Ramon et de Raynald Vallée, directeur régional des Affaires maritimes. »
En effet, depuis le 1er mai, seuls les navires conformes aux normes édictées pour la prévention des rejets en mer et équipés de réservoirs fixes ou mis en place à titre temporaire pour recevoir des déchets organiques, sont autorisés à accéder et séjourner à la conche du banc d'Arguin (zone sensible d'un point de vue environnemental). Mireille Denéchaud rappelle que « suite à l'intervention de l'Unan-33, les plaisanciers ont obtenu l'autorisation de mouillage de nuit mais l'interdiction, de nuit également, de débarquement sur le Banc.
Sur 45 hectares
Elle rappelle également que les ostréiculteurs peuvent s'implanter sur une surface maximale de 45 hectares, soit la situation actuelle, avec implantation dans la conche Sud de parcs ensablés au Nord.

Fouesnant - Lycée de Bréhoulou. De la plage au parc à huîtres (Le Télégramme)
L'année scolaire s'achève au lycée de Bréhoulou comme ailleurs. Néanmoins, une classe de seconde a décidé de terminer l'exercice 2008-2009 par une action citoyenne.
La semaine passée, sous le soleil et dans la bonne humeur, les élèves ont effectué un nettoyage des plages sur la commune de Plomeur, entre la pointe de La Torche et Tronoën. Cette action, initiée par leur enseignante Mme Oléron, s'inscrit dans les objectifs du module Écologie-agronomie-territoire et citoyenneté (EATC). Elle avait notamment pour vocation de sensibiliser les jeunes au respect de l'environnement. Les déchets récoltés ont été collectés par les services techniques de la commune, qui avaient également mis à disposition les sacs poubelles. Grégory Thomas, permanent la Maison de la baie d'Audierne, a largement encouragé cette démarche. Gardant un oeil avisé sur le chantier, il a insisté sur la nécessité de distinguer les déchets naturels, qui ne doivent pas être ramassés, des déchets d'origine anthropique. Avec de plus, la stricte consigne de séparer les filets du reste des déchets.
Nouvelles formations en aquaculture
Mais pendant que les élèves s'échinent sur les plages bigoudènes, l'équipe administrative et éducative du lycée prépare d'ores et déjà la nouvelle rentrée. Le proviseur, Alain Papot, a ainsi annoncé la création de nouvelles formations en aquaculture. En effet, Bréhoulou aura à la rentrée prochaine deux formations en brevet professionnel aquacole (niveau 5) et brevet professionnel responsable d'exploitation aquacole (niveau 4). Ces formations concernent des adultes qui souhaitent, soit s'installer, soit devenir des salariés de ce domaine, pour se reconvertir ou compléter leur formation. Elles portent sur les milieux eau douce ou eau de mer, selon les projets des stagiaires et sont financées par le conseil régional, dans le cadre du plan régional des stages. Contact Tél.02.98.56.00.04.

M. Mohammed VI inaugure le marché de gros aux poissons (Le Matin)
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, mercredi à Oujda, à l'inauguration du marché de gros aux poissons, dont la réalisation a nécessité un investissement global de 51,2 millions de dirhams. Fruit d'un partenariat entre l'Office national des pêches (ONP) et la commune urbaine d'Oujda, le nouveau marché est situé à Village Toba, sur un terrain d'une superficie totale de 1,14 ha, dont 2.545 mètres carrés couverts. Il comprend notamment un espace de vente, une chambre froide pour l'entreposage des produits, des locaux socio-collectifs et administratifs ainsi que des parkings. Une fabrique de glace est également prévue et sera installée par des opérateurs privés.
Construite selon les normes internationales de qualité les plus exigeantes, cette nouvelle structure, équipée d'un système de réfrigération permettant de maintenir la température de l'espace de vente entre 12 et 16 C afin de préserver la qualité des produits, est dotée des technologies qui assurent l'informatisation du processus de vente dans son ensemble. Une informatisation qui permet notamment de maximiser la célérité et la transparence des transactions et qui assure un suivi rigoureux de la traçabilité des produits. La nouvelle halle aux poissons, qui constitue le pivot de la réorganisation de la commercialisation des produits de la mer dans la région de l'Oriental, s'insère dans le cadre d'une démarche globale et intégrée qui prévoit, outre la construction de ce marché aux poissons, l'appui technique à la ville d'Oujda pour la mise en place d'un réseau de marchés de détail, ainsi que l'encadrement et l'appui financier aux marchands ambulants pour les équiper en moyens de distribution appropriés, répondant aux standards de qualité.

Plus de 4 tonnes de poisson avarié saisies au port de Casablanca (wabayn)
Quatre tonnes et demi (4,5) de poisson avarié de différentes espèces ont été saisies, le week-end dernier au port de Casablanca, apprend-on mardi de source portuaire.
La quantité de poissons, saisie auprès de poissonniers au sein du port, se composait de plusieurs espèces notamment du thon, merlan, poisson-ballon, saint-pierre, lotte, sole et requin, a indiqué une source du district du port relevant de la préfecture des arrondissements de Casa-Anfa, estimant la valeur marchande de cette prise à plus de 25.000 DH.
Selon la même source, la marchandise provenait de plusieurs ports nationaux, par voies terrestre et maritime à bord de camions et bateaux, et devait être écoulée sur le marché local de Casablanca.

La Commission baleinière internationnale se donne un sursis d'un an (AFP)
Les 85 Etats-membres de la Commission baleinière internationale (CBI), réunis à Funchal (Portugal), ont décidé de se donner un sursis d'un an pour surmonter les "désaccords fondamentaux" qui les divisent et mettent en péril l'avenir de l'organisation.
Dans une résolution adoptée mardi par consensus, mais rendue publique mercredi, la CBI a décidé de "reconstituer pour une année supplémentaire" le "groupe de travail réduit", créé en 2008 lors de sa dernière réunion annuelle, avec déjà pour objectif de tenter de sortir de l'impasse.
Fondée en 1946 par quinze pays baleiniers pour gérer une ressource menacée par la pêche industrielle, la CBI s'est transformée au fil des années en terrain d'affrontements entre les pays chasseurs de baleines, qui jugent exagérées les menaces pesant sur les grands cétacés, et les pays "protecteurs" qui exigent le maintien de l'interdiction de la pêche commerciale, en vigueur depuis 1986.

Ecologie : L'écosystème de la Mer Baltique peut-il se rétablir ?
Baltique : « l'écosystème peut se rétablir »
Son livre sur la surpêche dans les eaux européennes a bouleversé l'opinion publique suédoise. Avec une enquête quasi exhaustive, elle a réussi à alerter les pouvoirs publics sur l'état des écosystèmes marins en Europe du Nord. Pour Novethic, la journaliste suédoise Isabella Lövin revient sur la situation dramatique de la mer Baltique.
Baltique : « l'écosystème peut se rétablir »
Quelle est la gravité de la situation environnementale de la mer Baltique ?
La mer Baltique a complètement changé de « régime », passant d’un écosystème dominé par le cabillaud à un écosystème dominé par l’anchois. Il faut remettre le cabillaud en haut de la chaine alimentaire. Un article scientifique paru cet été montre que la diminution dramatique du cabillaud a déséquilibré toute la chaine.
Les anchois, habituellement chassés par le cabillaud, se multiplient et dévorent le zooplancton. Les algues vertes voient ainsi disparaitre leur principal prédateur, et envahissent la mer. C’est une situation dramatique, y compris économiquement. La population de cabillaud est passée de 700000 tonnes dans les années 80 à 160000 tonnes aujourd’hui. Il y a deux ans, ce chiffre était deux fois moindre. Les estimations du Conseil suédois de la pêche montre qu’en pêchant moins dans les années 80 – en suivant les recommandations scientifiques par exemple – nous aurions pu aujourd’hui pêcher deux fois plus, tout en maintenant des quantités de poisson supérieures aux limites fixées (240000 tonnes dans la Baltique).
Y’a-t-il une chance de rétablir un écosystème normal dans la Baltique ?
L’exemple du saumon le prouve.

La Seyne - Pollution : la Marine « carotte » dans la rade (Var Matin)
Une fois prélevées, les carottes de sédiments sont « dépecées », sous des tentes à azote pour éviter leur altération par l'oxygène. L'analyse de la pollution prendra ensuite plusieurs mois.
Les carottes ne seront pas cuites... mais bel et bien découpées, séchées, tamisées, broyées et, finalement, décortiquées. Rien de très gastronomique là-dedans : depuis le 22 juin et jusqu'à demain, le Laboratoire d'analyse, de surveillance et d'expertise de la Marine (Lasem) effectue une campagne de prélèvements sédimentaires dans la rade. Petite et grande : les deux y passeront.

Antilles - L'inquiétant parcours du "chlordécone perdu" (Le Monde)
Les Antilles ne sont pas les seuls territoires contaminés par le chlordécone, un polluant extrêmement persistant, soupçonné d'être cancérigène, employé comme pesticide dans les plantations de bananiers en Guadeloupe et en Martinique entre 1981 et 1993. Au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), la sénatrice Catherine Procaccia (UMP, Val-de-Marne) et le député Jean-Yves Le Déaut (PS, Meurthe-et-Moselle) présentent mercredi 24 juin un rapport dans lequel ils retracent, pour la première fois, le parcours du "chlordécone perdue".
Selon les informations des rapporteurs, quelque 1 600 tonnes ont été produites aux Etats-Unis entre 1958 et 1976. La fabrication a ensuite été interdite, les ouvriers et les riverains des sites de production….
La chlordécone pose un problème particulier du fait de sa persistance dans l'environnement. La molécule, très stable, peut rester présente dans les sols entre un et sept siècles, et continuer à transiter vers les produits cultivés. Les sédiments servent aussi de vecteur de contamination des eaux de rivière, puis des milieux marins. Le polluant s'accumule dans les graisses et se concentre dans la chaîne alimentaire, "en particulier les milieux aquatiques".
Or, les auteurs relèvent que la contamination potentielle des poissons et des crustacés a été oubliée dans le plan élaboré en 2008 pour limiter l'exposition de la population antillaise - un plan jugé efficace, en revanche, concernant les fruits et les légumes. Les rapporteurs jugent "urgent" de localiser la pollution des milieux marins et de multiplier les analyses sur les produits de la mer, très consommés aux Antilles.
Ils soulignent aussi l'absence de connaissance sur la contamination des eaux fluviales et souterraines. La cartographie des terres polluées (plus d'un quart des zones agricoles des deux îles) avance en outre trop lentement. Les auteurs recommandent de rechercher des méthodes d'analyse "plus fiables, plus rapides et moins coûteuses".
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59638.htm
Retour des esturgeons "sterlets" dans les rivières tchèques (BE)
Les chercheurs de l'Institut de recherche en pisciculture et en hydrobiologie de l'Université de Bohême du Sud à Vodnany ont procédé à un frai artificiel de sterlets, appelés également esturgeons du Danube (Acipenser Ruthenus).
Ces esturgeons, parmi les plus petits de leur famille, sont menacés de disparition, notamment à cause du trop grand intérêt qui leur est porté pour le caviar. Les sterlets étaient auparavant très nombreux dans les rivières de Moravie du Sud, la Morava et la Dyje, qu'ils avaient rejoint en venant du Danube. La construction de barrages et la qualité médiocre des eaux avaient cependant raréfié la présence de cette espèce. La qualité de l'eau s'étant aujourd'hui améliorée, le sterlet pourrait de nouveau s'y installer et se reproduire.

Thon rouge : Mitsubishi fait ses réserves pour anticiper la disparition de l’espèce (gondwana)
La société japonaise d’import-export Mitsubishi Corporation est en train de surgeler des milliers de tonnes de thon rouge en provenance d’Europe. Une façon d’anticiper le risque d’extinction de l’espèce. D’après le WWF, la surpêche pourrait faire disparaître totalement le thon rouge de la mer Méditerranée d’ici à 2012.
Si l’espèce venait à disparaître, ces poissons pourraient être vendus plusieurs années durant sur le marché nippon, et ce à des prix astronomiques. Mitsubishi Corporation reconnaît surgeler les poissons qu’elle importe, mais « uniquement pour stabiliser les approvisionnements de sa clientèle au cours de l’année. » Mitsubishi Corporation, qui déclare gérer « entre 35 et 40% » du marché mondial du thon rouge de l’Atlantique et de la Méditerranée, est le plus gros acheteur de thon rouge dans le monde.

Poissonniers: des stages sanitaires obligatoires (Manche Libre)
Président régional pour la Basse-Normandie de l'Union nationale des poissonniers, Claude Lieffroy a mis en place la première session de stages sanitaires à destination des poissonniers. Cette formation, dispensée par un formateur de l'associaion de formation des poissonniers de France, s'est déroulée dans les locaux de la mairie de Genêts. Elle est obligatore pour les professionnels depuis 2006. Si un poissonnier vend des produits de la mer sans avoir reçu cette formation, il est passible, en cas de contrôle, d'une amende de 1 300 ¤. D'autres sessions de formation sont prévues courant juillet dans le Cotentin et à Caen.

Léon de Bruxelles : Franchise de restauration : moules
Baisse de la TVA : la franchise Léon de Bruxelles donne un sérieux coup de pouce au pouvoir d’achat, aux salaires et à l’emploi dès le 1er juillet
Fidèle à son positionnement populaire, Léon de Bruxelles veut rester attractive pour sa clientèle. Michel Morin, Président du Directoire de Léon de Bruxelles explique qu’il «s’agit de s’adapter au changement durable des mentalités et des comportement des consommateurs : bons plans, petits prix, réduction des dépenses… . Les clients cherchent à améliorer leur pouvoir d’achat, c’est encore plus vrai en temps de crise ».

La spiruline, une algue aux propriétés nutritionnelles rares (orserie)
La spiruline est une algue microscopique de couleur bleu-vert, cultivée en eau douce. Très digeste, elle constitue un excellent complément alimentaire naturel, en raison de sa richesse en protéines, en fer, en vitamine B12 et en anti-oxydants. Certains experts lui prêtent aussi des propriétés anti-cancer. La spiruline est également une arme précieuse pour lutter contre la malnutrition dans les pays défavorisés.
Une algue microscopique cultivée en eau douce depuis des millénaires
La spiruline, spirulina en anglais (Arthrospira platensis étant l’espèce la plus commercialisée) est une micro algue bleu-vert microscopique

Produits dérivés: de l'ombre à la lumière (Mediapart)
Au marché aux poissons du port de Shimoneseki, à la pointe sud-ouest de la principale île de l'archipel nippon, celui qui tient les enchères reçoit les offres en touchant la main de l'acheteur à l'intérieur d'un sac en drap noir. L'idée est bien sûr de tenir les autres enchérisseurs dans l'ignorance du niveau de l'enchère. Pour la transparence, on fait mieux, mais les acteurs de ce marché sont peu nombreux et opèrent ensemble depuis des générations. Shimonoseki est le haut lieu d'un produit de la mer hautement toxique, le fugu. Le foie de ce poisson-lune très recherché, que l'on trouve encore en abondance au large des côtes coréennes (au Nord, notamment), renferme une glande contenant une toxine vingt fois plus puissante que le cyanure. Mais on n'accède au statut de préparateur de fugu qu'au terme de longues années de formation. Les restaurants servant du fugu sont spécialisés et contrôlés, et les accidents somme toute assez rares.
On l'aura compris, le commerce du fugu, archaïque mais très encadré, est à l'opposé du marché américain des dérivés financiers, où n'importe qui pouvait faire n'importe quoi avec des produits hautement toxiques, en particulier les fameux CDS (credit default swaps) qui ont tué Bear Stearns, Lehman Brothers et AIG, entraînant la planète financière dans leur chute. La solution la plus simple serait d'interdire les produits dérivés financiers. Après tout, pendant période Edo (ancien nom de Tokyo), le shogunat des Tokugawa avait interdit la consommation du fugu aux samuraïs pour éviter de perdre bêtement ses meilleurs guerriers.
Mais si l'encours global des dérivés avait atteint à son sommet un montant nominal de près de 700.000 milliards de dollars (le montant «net » étant bien inférieur puisque les transactions opposées s'annulent), ce n'est pas seulement parce que la spéculation s'en était emparée ou

Morbihan - Affaires maritimes : la réorganisation inquiète (Ouest France)
Il n'y aura plus de direction départementale mais une délégation interministérielle à la mer... à Vannes.
La direction départementale des Affaires maritimes installée à Lorient, va devenir une délégation départementale à la mer et au littoral avec siège à Vannes, la ville-chef lieu. Le Premier ministre a signé le 15 juin dernier une circulaire modifiant quelque peu l'organisation.
Ces modifications ne sont pas sans inquiéter les personnels. Ces derniers, une centaine de personnes avec le patrouilleur Iris et le centre de statistique, craignent un déplacement des bureaux. Le directeur départemental se veut plutôt rassurant : « Nous n'avons pas d'éléme

La Manche propose de rompre l'isolement des îles (Ouest France)
Les îles de la Madeleine connaissent un sérieux souci d'érosion de ses côtes. : Conseil général de la Manche
Lors des 15e Traversées de Tatihou, le conseil général fêtera en août ses 15 ans de jumelage avec les îles de la Madeleine. Le Département veut intensifier les échanges avec plusieurs archipels.
Relations... triangulaires. Le jumelage entre le département de la Manche et les îles de la Madeleine, archipel proche du Québec, existe depuis quinze ans. « De fait, la Manche s'est aussi liée avec Saint-Pierre et Miquelon, avec qui les îles de la Madeleine étaient auparavant jumelées, expliquent Jean-François Le Grand et Patrice Pillet, président et vice-président du conseil général. Une sorte de triangulaire. »

Tourisme - Découverte en bonne voie de l'île Madame (Sud-Ouest)
L'île change ses voies de circulation afin de mieux gérer l'afflux des visiteurs
Jacky Laugraud, maire de Port-des-Barques, et Jean-Louis Frot, vice-président du Conseil général, associent « leurs moyens et leurs réflexions » à la préservation de l'île Madame.
«Le tour de l'île en dix minutes en voiture, non merci. On ne peut plus tout accepter », déclare Jacky Laugraud, maire de Port-des-Barques. C'est pourquoi le syndicat mixte de valorisation de l'île, composé du Conseil général, de la Communauté de communes du Pays rochefortais et de la mairie de Port-des-Barques, souhaite « préserver ce site tout en le laissant vivre ».
En clair, on ne pourra plus désormais faire le tour complet (environ 6 km) de l'île en voiture. Jacky Laugraud explique « vouloir privilégier la promenade à pied ou à vélo afin de protéger le plus possible la qualité des lieux ».
Limites de circulation

mercredi 24 juin 2009

24 juin 2009

Bretagne - Grenelle de la mer. La séance de rattrapage prend l'eau [Le Télégramme]
Il y a 18 mois, le Grenelle de l'environnement avait complètement zappé la mer. La séance de rattrapage qui s'est déroulée hier, à Brest, en a laissé plus d'un sur sa faim de propositions concrètes.
Alors que les 200 à 300 professionnels de la mer venus écouter la synthèse des groupes de travail attendaient les propositions concrètes à faire remonter en plus haut lieu, l'après-midi commençait par un petit film promotionnel rabâchant le pourquoi et le comment de ce Grenelle de la mer, avec Jean-Louis Borloo en tête d'affiche. La synthèse du premier groupe de travail effectuée par la vice-présidente du conseil régional, Janick Moriceau, complétait le tissu de poncifs et de généralités sur la mer et ses richesses. «La mer est l'affaire de tous!». Oui, merci, et après, on fait quoi?
«Nous, nous avons des propositions»
Le temps des questions venu, la sanction tombait dans la salle, dans la bouche d'intervenants aussi critiques que frustrés. «Nous, nous avons des propositions à vous faire! Des mesures à appliquer dès maintenant!». Déconstruction de vieux navires (Brest), stricte application de la loi Littoral dans les communes qui la contournent (Concarneau), protection des bassins-versants avec rétablissement des talus (Trégor)...». «L'État, à l'origine de ce Grenelle de la mer, doit surtout cesser de supprimer ses emplois dans ses métiers maritimes», tonnait un syndicaliste, agacé par le festival de bonnes intentions. Dans ces conditions, difficile de prendre sereinement la mesure du travail réalisé au sein de ces groupes de réflexion et des centaines de

Golfe de Gascogne: la réouverture de la pêche à l'anchois compromise (Romandie)
La réouverture cette année de la pêche à l'anchois dans le golfe de Gascogne risque d'être difficile à obtenir pour la France et l'Espagne, après la publication mardi d'un avis scientifique négatif en raison de stocks de poissons jugés toujours insuffisants.
Le Centre international pour l'Exploration de la Mer (CIEM) a publié sur son site internet (www.ices.dk) une recommandation annuelle très attendue sur les possibilités de réouverture de la pêche à l'anchois dans cette zone de l'océan Atlantique, située entre les côtes sud de la Bretagne et celles du pays Basque et de la Galice en Espagne.
Les gouvernements de l'Union européenne et la Commission européenne, qui doivent au final rendre la décision, se basent en principe sur les avis de cet organisme scientifique.
Or, le CIEM recommande le maintien de "la fermeture de la pêche jusqu'à au moins juillet 2010" afin de permettre aux anchois d'atteindre un seuil minimum sûr de renouvellement de l'espèce. Ce qui n'est à son avis pas encore le cas aujourd'hui du fait d'un taux de reproduction toujours faible.
La pêche a été fermée en juillet 2005 dans le golfe, une interdiction depuis renouvelée chaque année.

Pêche à l'anchois. Vers un maintien de la fermeture (Le Télégramme)
La Commission européenne a laissé peu d'espoir hier à une réouverture rapide de la pêche à l'anchois dans le golfe de Gascogne. Elle est fermée depuis 2005, en raison de la publication d'un avis scientifique pessimiste sur l'état des stocks de poissons. Le Centre international pour l'exploration de la Mer, de son côté, a recommandé hier «la fermeture de la pêche jusqu'à au moins juillet2010». Trois ports de la côte Atlantique réalisent l'essentiel des captures d'anchois français: les Sables d'Olonne, Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) et La Turballe (Loire-Atlantique).

Loire-Atlantique - La CCI ne veut plus gérer la criée du Croisic (Ouest France)
Transfert de la vente vers La Turballe, comme le suggère le conseil général ? Ou maintien espéré par la Ville et les pêcheurs du Croisic ? Le temps presse...
Le désengagement de la CCI devrait signer la fin de la criée du Croisic, au bénéfice de celle de la Turballe, qui récupérerait toute la vente du poisson.
Depuis longtemps la criée du Croisic était sur la sellette. Cette fois, ce pourrait être le coup de grâce. La Chambre de commerce et d'industrie, concessionnaire de l'outil de vente, a décidé d'arrêter les frais. Constatant l'accumulation des déficits d'exploitation, elle a mandaté son président pour discuter de l'arrêt de la concession. La vente du poisson devrait mettre le cap sur la Turballe.

Frontignan : le prud'homme de pêche agressé par un braconnier (Midi Libre)
Diamantis Roumelis, le prud'homme de pêche de Frontignan a été agressé vendredi après-midi par un braconnier alors que ce dernier se préparait à pêcher la palourde avec des bouteilles à oxygène, pratique formellement interdite. Le prud'homme a reçu sur le crâne un coup de piquet en bois. Il a perdu connaissance et s'est réveillé aux Urgences de Lapeyronie. L'agresseur a pris la fuite mais a été identifié.

Grenelle de la mer – Affaires Maritimes : Le Drian sort l'artillerie lourde
Au Grenelle de la mer, qui se tenait hier à Brest, Jean-Yves Le Drian, le président de la Région, a réagi vivement sur le sujet du transfert de la direction des Affaires maritimes.
On a entendu quelques coups de gueule durant ce Grenelle de la Mer. Mais le plus percutant fut celui de Jean-Yves Le Drian, dès l'entame du débat, faisant souffler le vent du boulet sur le projet de transfert de la direction des Affaires maritimes de Rennes à Nantes.
La Bretagne «vexée»
Juste avant lui, François Cuillandre avait été le premier à aborder le sujet dans son propos introductif. Mais en y mettant les nuances de l'hospitalité, face aux représentants de l'État, préfet de Région et préfet maritime en tête. Jean-Yves Le Drian, le président de Région,

Marseille : une grande roue qui déclenche la colère des pêcheurs (La Provence)
Les 84 pêcheurs refusent de voir la grande roue installée devant leurs étals sur le quai des Belges car elle dérange la vente de poissons.
Installée ce week-end, quai des Belges, elle fait déjà tourner les têtes avant même d'avoir embarqué son premier client.
"On n'est pas à la foire du Trône et nous, on n'est pas des Guignols." La grande roue, installée ce week-end, quai des Belges, fait déjà tourner les têtes avant même d'avoir embarqué son premier client. Et Michel Meacci, le vice-président du comité local de pêche promet une foire d'empoigne si le manège ne quitte pas le quai qu'il ampute sur une longueur d'une vingtaine de mètres, ne laissant que deux mètres aux clients pour circuler devant les étals.
Ambiance électrique déjà, hier matin, quand les pêcheurs ont empêché EDF de brancher la fameuse roue de la discorde. Ce n'est pas tant la présence du manège qui pose problème aux pêcheurs mais la durée de sa présence et le préjudice sur leur activité qu'ils sont venus dénoncer, en délégation, hier matin à l'hôtel de ville, où ils ont rencontré Martine Vassal, adjointe au maire, chargée des emplacements.

La pêche va partiellement reprendre sur le Rhône (L’Express)
Les poissons issus du Rhône et de la Saône vont pouvoir revenir dans nos assiettes, après près de quatre ans de bannissement. L'Afssa a rendu un avis le 6 avril dernier attenuant les interdictions. Ainsi, la pêche sera possible sur quelques tronçons d'eau, mais la consomation sera restreinte à certaines espèces.
Les études menées sur les cours d'eau concernés avaient suscité l'indignation des consommateurs réguliers de poisson de la Saöne et du Rhône.
Les interdictions de consommation et de commercialisation de poissons du Rhône et de la Saône ont été partiellement levées. C'est ce qu'annonçait la préfecture du Rhône dans un communiqué le lundi 22 juin. En 2005, l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) avait découvert une contamination des poissons au Pyralène (PCB). Depuis 2006, leur consommation était interdite. Ces dérivés chimiques, interdits à la vente en France, présentent des risques pour la santé (cancers, fertilité etc.)
Il sera désormais possible de pêcher sur certains tronçons du Rhône et de la Saône, cependant les poissons dit "benthiques", qui se nourrissent de sédiments ne pourront être consommés. La levée de cette interdiction soulage les pêcheurs, mais laisse les défenseurs de la nature perplexe.
Une décision prise dans de mauvaises conditions?

PCB dans l'Isole et la Laïta. La pêche à l'anguille menacée ? (Le Télégramme)
Va-t-on interdire la pêche de l'anguille dans l'Isole et la Laïta ? Une décision serait imminente. En cause : les PCB, plus couramment désignés sous le nom de pyralènes. La concentration dans ce poisson dépasse la dose admissible.
Fin 2007, le ministère de l'Écologie avait rendu publique une étude nationale sur la présence des PCB (polychlorobiphényles) dans les cours d'eau français. Le Rhône et la Seine semblaient les plus touchés. Quant à l'Isole, elle était déjà citée mais, a priori, les chiffres ici n'étaient pas inquiétants.
Il y a une dizaine de jours
Cette fois, il faut déchanter: un rapport plus complet a été rendu il y a une dizaine de jours, et il dévoile que dans les sédiments de l'Isole et de la Laïta, mais aussi dans la chair des poissons qui fréquentent le fond, comme les anguilles, la concentration de PCB est au-delà des doses admissibles. On trouve même des PCB dans la chair des truites mais, pour l'instant, les migrateurs ne sont pas concernés directement par ces nouvelles inquiétudes. C'est l'Onema, l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (nouveau nom du Conseil supérieur de la pêche), qui est à l'origine de ces nouvelles informations, et l'Institut de veille sanitaire aurait demandé au Préfet d'interdire la pêche de l'anguille dans l'Isole et la Laïta, ou du moins sa consommation (ce qui revient un peu au même...). Selon les pêcheurs quimperlois, cet arrêté aurait dû tomber il y a déjà quelques jours, et ils s'interrogent sur ce retard. Quant à Marcel Jambou, vice-président de la Cocopaq et président de la Commission locale de l'eau (qui va mettre en musique le Schéma d'aménagement et de gestion de l'eau, le Sage Ellé-Isole, signé le 10juillet prochain), il a adressé hier un courrier au Préfet pour connaître ses intentions à ce sujet. L'affaire est d'importance: d'abord parce que mine de rien, depuis deux ou trois ans, de plus en plus d'amateurs pêchent l'anguille sur les bords de l'Isole et de la Laïta; et aussi parce qu'une telle pollution peut réduire à néant les projets conchylicoles imaginés non loin de l'estuaire.
Présence des PCB en amont

Surpêche: les recommandations des scientifiques restent largement ignorées (AFP)
Les Etats ont jusqu'ici perdu la bataille contre la surpêche dans les océans car la plupart des réglementations en vigueur ignorent les recommandations scientifiques, et leur portée est souvent réduite pour des raisons politiques ou de corruption, selon une étude publiée mardi dans la revue "PLoS Biology".
Seulement 7% de l'ensemble des pays étudiés ont fondé leur politique de pêche sur des données scientifiques fiables tandis que moins de 1% se sont dotés d'un mécanisme qui permet de s'assurer que les pêcheurs respectent les règles, selon les chercheurs. L'étude montre également qu'aucun pays étudié ne gère la "durabilité" de ses pêcheries.
Ce constat d'échec intervient malgré l'existence d'une série de textes internationaux visant à protéger les ressources marines, dont le Code de conduite de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) pour une pêche responsable et la Convention sur la diversité biologique.
"La situation est mauvaise partout", résume Camilo Mora, biologiste à l'université de Californie à San Diego et principal auteur de l'étude.
"Aujourd'hui, nous voyons les pêcheries décliner en raison d'une mauvaise régulation des activités de pêche dans de nombreux pays développés, y compris l'Union européenne, les Etats-Unis et le Canada", explique-t-il. "Si la surexploitation due à la mauvaise gestion a lieu dans les pays développés, quelles sont les chances que les pays pauvres avec leurs diverses insuffisances en matière d'alimentation, de richesses et de gouvernance fassent mieux?"
L'étude se fonde sur l'analyse de la gestion des pêcheries dans 236 zones économiques exclusives.

Greenpeace traque la pêche illégale (Enviro2B)
Pêche thon rouge
Alors qu’ils tentaient de procéder à une inspection d’un navire espagnol dans le port de la Valette à Malte, des activistes de Greenpeace ont été attaqués. Les militants écologistes souhaitaient mettre en lumière la menace que représente certains navires pour les stocks de thon rouge.
Pour François Chartier, chargé de campagne Greenpeace Océans, « le manque de transparence permanent tel que celui pratiqué par ce navire souligne l’opacité autour des activités de pêche, de transport ou d’engraissement du thon rouge et rend compte de l’illégalité sur l’ensemble de l’industrie. La surcapacité, la surpêche et la pêche illégale ont conduit le stock au bord de l’effondrement» .
Du 15 au 21 juin, Greenpeace a procédé à des opérations de surveillance auprès des bateaux senneurs, remorqueurs et autres navires de soutien dans la Méditerranée centrale durant la fin de saison de pêche. D’après ses résultats, on ne peut que constater que la pêche illégale reste un problème majeur dans cette région.
« Sérieux déclin»

La Russie veut pêcher 250.000 tonnes de poisson par an en Namibie (RIA Novosti)
La Russie a l'intention d'obtenir de la Namibie l'autorisation afin de pouvoir pêcher dans ses eaux jusqu'à 250.000 tonnes de poisson par an, a annoncé vendredi le chef du Comité d'État russe pour la pêche Andreï Kraïni lors d'une conférence de presse organisée par RIA Novosti.
"Je prends l'avion à destination de la Namibie, où je rejoindrai le président russe. Nous y signerons un accord sur la pêche. Nous comptons obtenir l'autorisation de pêcher 250.000 tonnes de poissons", a indiqué M.Kraïni.

Aux Pays-Bas, un pêcheur investit dans la pêche durable pour "survivre" (Romandie)
Louwe de Boer, issu de six générations de pêcheurs néerlandais, compte "survivre" grâce à une pêche durable : il a équipé son chalutier de filets innovants qui n'abîment plus les fonds marins et lui ont permis de réduire sa consommation de carburant.
"C'est la seule façon de survivre", constate ce pêcheur-entrepreneur de 42 ans dont 22 passés en mer, à bord d'un chalutier de 750 tonnes et 45 mètres de long, The Enterprise. "Il vaut mieux innover avant d'y être forcé, une fois à genoux, par les consommateurs", ajoute-t-il.
Les cinq chalutiers d'Ekofish, la societé fondée par Louwe de Boer et ses cinq frères, pêchent chaque année quelque 2.800 tonnes de carrelet ou plie, soit 5% des quotas européens pour cette espèce.
Ekofish vient d'obtenir un label international, le Marine Stewardship Council (MSC), qui certifie que son poisson est pêché de manière durable, le premier décerné aux Pays-Bas pour le carrelet, poisson plat proche de la sole.
Mais avant cela, il a fallu investir : deux millions d'euros rien que pour équiper The Enterprise, en 2006, de filets "twin-rig", qui remuent peu les fonds marins. Résistant moins durant la pêche, ils permettent d'utiliser des moteurs qui consomment moins de carburant.
"La consommation a baissé de 70%", se félicite Louwe de Boer. La technique du "twin-rig", plus délicate, d'abord adoptée "pour raisons économiques", est "aussi meilleure pour la qualité

Pêche à la baleine : Tokyo refuse tout compromis (RFI)
La 61e réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI), unique organisation mondiale de régulation de la pêche à la baleine, s'est ouverte lundi à Funchal, sur l'île portugaise de Madère, en présence des délégués de ses 85 Etats-membres. La pêche commerciale est officiellement interdite depuis 1986, ce qui n'a toutefois pas empêché certains pays de tuer près de 40 000 baleines depuis. Le Japon, qui chasse des baleines sous couvert de la pêche scientifique permise par les textes de la commission, refusera tout compromis à Madère, a indiqué mardi le ministère japonais de l'Agriculture. Tokyo fait valoir que, depuis l'entrée en vigueur du moratoire, la population de cétacés est suffisamment stable pour permettre une reprise de la chasse, du moins pour certaines espèces.

Canada - Pêches et Océans en mode solution (Radio Canada)
Trois cent mille phoques gris vivent dans le sud du golfe du Saint-Laurent et sur le plateau néo-écossais. Selon les experts, le phoque gris constitue l'une des causes importantes du déclin du stock de morue dans cette partie du golfe.
Pour contrôler le troupeau, Pêches et Océans Canada s'apprête à autoriser l'abattage de 15 000 bêtes par année pendant un temps indéterminé. Cette mesure vise à réduire le troupeau et à tenter de rétablir le stock de morue, qui a été placé sous moratoire pour une troisième fois en 16 ans.

Québec – Ensemencement illégale de l’omble de fontaine (Gouvenement Québec)
Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) annonce que la pourvoirie Chez Pelchat a été condamnée à verser une amende de 1 825 $ plus les frais, pour une infraction commise, en mai 2005, à la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.
La pourvoirie Chez Pelchat a reconnu sa culpabilité le 28 avril dernier pour avoir ensemencé de l'omble de fontaine provenant d'une autre zone piscicole. L'enquête a été effectuée par les agents de protection de la faune en poste à Forestville. Le zonage piscicole prévu au Règlement sur l'aquaculture et la vente des poissons repose sur le principe que la région de la Côte-Nord regorge de plans d'eau colonisés d'ombles de fontaine à l'état sauvage. Au cours de leur évolution, ces poissons ont subi la sélection naturelle leur permettant de développer des caractères uniques qui leur permettent de s'adapter de façon optimale aux conditions particulières de leur milieu. L'introduction de poissons provenant de la même zone permet donc de s'assurer de la pérennité de ce poisson dans nos plans d'eau. Ces ensemencements demeurent encadrés par les spécialistes en faune aquatique du MRNF.

L'Europe va développer son l'aquaculture, malgré les critiques (Romandie)
Les ministres européens de la Pêche ont donné mardi le coup d'envoi d'un plan de développement de l'aquaculture dans l'UE, en dépit des critiques des écologistes pour qui l'élevage piscicole crée plus de problèmes qu'il n'en résout pour la biodiversité et l'environnement.
"L'Europe a connu ces dix dernières années une stagnation du développement de son aquaculture, à la différence des autres régions du monde" comme l'Asie, ont souligné les ministres lors d'une réunion à Luxembourg.
Pour eux, l'élevage constitue une bonne réponse pour soulager les espèces sauvages surexploitées de poissons et crustacés et répondre à l'appétit des consommateurs.
Ils ont adopté les grandes lignes d'un projet de développement du secteur en demandant à la Commission européenne de faire des propositions concrètes "pour la fin de 2009".
Il est notamment question d'une "assistance économique renforcée" en puisant dans les fonds européens pour donner "un nouvel élan" au secteur.
Pour développer le secteur en Europe, qui représente 65.000 emplois, l'UE entend aussi faire en sorte que l'aquaculture dispose de suffisamment d'espace maritime près des côtes.
L'élevage dans le monde concerne aujourd'hui principalement le saumon de Norvège, les crevettes d'Asie du Sud-est et d'Amérique du Sud et diverses espèces de poissons bon marché comme le Pangasius.

Charente-Maritime : Quel préfet pour les filières ? (Sud-Ouest)
Baie d’Yves. Le préfet de la Charente-Maritime était-il l'autorité compétente pour créer le champ de filières à moules ?
Les producteurs de moules suspendus à la décision de la cour administrative d'appel sur la baie d'Yves. (photo Philippe Baroux)
La cour administrative d'appel va-t-elle juger illégal l'arrêté qui a permis l'installation des filières à moules dans la baie d'Yves ? La réponse à cette question posée par l'audience bordelaise du 2 juin dernier, ne devrait pas tarder à être rédigée. Elle intéresse les producteurs de moules charentais qui exploitent ce champ marin calé entre l'île d'Aix et Châtelaillon. Mais aussi les plaisanciers dont certaines de leurs associations aimeraient voir disparaître ce qui, selon elles, constitue un obstacle sur le chemin de leur liberté de naviguer.
Conclusions du rapporteur
Résumé des épisodes précédents. Le 1er mars 2005, le préfet de la Charente-Maritime signe l'arrêté de création dans le pertuis d'Antioche de ce lotissement de 120 filières, de 100 mètres de longueur chacune. L'association des plaisanciers de La Rochelle, et l'Union des associations de navigateurs de la Charente-Maritime attaquent le règlement devant le tribunal administratif. Le 18 janvier 2007, la juridiction de Poitiers, en première instance, annule l'arrêté, au motif qu'il n'avait pas été précédé d'une enquête publique conforme aux dispositions du code de l'environnement. Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche a fait appel. C'est ainsi que le dossier a été examiné au début du mois, à Bordeaux.

Un barrage sur le fleuve Yangzi Jiang en Chine menace des espèces rares de poissons (ANE)
La construction d’un nouveau barrage sur le fleuve Yangzi Jiang en Chine menace la survie de nombreuses espèces de poissons, déjà au bord de l’extinction dans ce fleuve dont le flux est considérablement altéré par la présence de nombreux barrages.
Des espèces rares de poisons diminuées par des décennies de construction frénétique de barrages en Chine pourraient être menées vers l’extinction si un projet de centrale hydraulique prévu pour un tronçon protégé du fleuve Yangzi Jiang est effectivement réalisé, d’après ce qu’ont déclaré des experts.
Des scientifiques et des militants ont signé une pétition adressée au gouvernement pour lui demander d’opposer son veto à la construction du barrage de Xiaonanhai, qui bloquerait un tronçon essentiel du plus long fleuve de Chine, en amont de la ville de Chongqing, et créerait un réservoir s’étendant en profondeur dans une réserve de niveau national.

Paimpol - Vers un centre d'essai national des énergies marines? (ouest France)
Les trois communautés de communes de Paimpol-Goëlo, de la Presqu'île de Lézardrieux et des Trois-Rivières ont décidé de s'unir pour soutenir la création d'un centre d'essai national suur les énergies marines. «Il s'agit de pouvoir accueilir différents opérateurs et différentes technologies» résume Jean-Yves de Chaisemartin, maire de Paimpol et vice-président de la Communauté de communes de Paimpol-Goëlo. L'entreprise irlandaise Open Hydro, retenue par EDF pour l'implantation d'un parc hydrolien au large de Bréhat en 2012 serait donc la première.

Pesticides. Ventes en hausse l'an dernier (Le Télégramme)
Le marché français des pesticides a progressé de 14% en 2008, selon l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Le chiffre d'affaires a atteint 2milliards d'euros, retrouvant le niveau de 2001. En volume, la hausse est de 2% à 78,6 milliers de tonnes. En raison du mildiou qui touche souvent la vigne, les viticulteurs restent les plus gros utilisateurs de pesticides avec 15% des utilisations des phytosanitaires pour 3% des surfaces cultivées. Aux termes du plan Ecophyto 2018 décidé par le ministre de l'Agriculture, le secteur agricole doit réduire «si possible» de 50% dans les dix ans l'utilisation de pesticides... La France est le premier utilisateur en Europe et le quatrième au niveau mondial après le Brésil, les Etats-Unis et le Japon. Les quantités vendues dans l'Hexagone ont atteint des sommets dans les années 1990 avant de s'orienter à la baisse.

Étude de recherche sur les algues bleues du réservoir du parc naturel d’Irishtown (jminforme)
A la suite de l’apparition de fleurs d’algues bleues dans le réservoir du parc naturel d’Irishtown en 2007 et 2008, la Ville de Moncton a adopté une démarche scientifique et pédagogique pour résoudre le problème en établissant un partenariat avec M. Alyre Chiasson du Département de biologie de l’Université de Moncton et l’Alliance du bassin versant Petitcodiac.
«Notre but est de protéger l’intégrité écologique du parc tout en offrant au visiteur une expérience agréable et pédagogique pendant qu’il profite de toutes les ressources naturelles que le parc lui offre», a déclaré Heather Hawker, coordonnatrice du Programme d’aménagement forestier et directrice de cette initiative.

Vendée - Le bio fait recette dans les collèges publics (Ouest France)
A la rentrée, près de 10 000 collégiens trouveront régulièrement des produits bio dans leur assiette. De plus en plus d'agriculteurs, séduits par la stabilité des prix et les débouchés, se convertissent pour pouvoir répondre à cette demande croissante. : Archives Ouest-France.
A quand remonte l'essor du bio dans les collèges ?

Un pêcheur à pied retrouvé mort dans le port au Guilvinec (Ouest France)
Un homme de 67 ans a été retrouvé mort dans le port du Guilvinec ce matin. L'alerte a été donnée par un pêcheur qui partait en mer qui a découvert son corps. Retraité, l'homme a quitté son domicile vers 22 h hier pour aller pêcher la crevette le long des quais. On ignore dans quelles circonstances il est décédé.

Grenelle de la mer : qu’en pensez-vous ? (3/4) (Eco Terra)
Lancé mi-avril, le Grenelle de la mer est à mi-marée et entre en phase de consultation publique. Sur le forum du site officiel, les internautes ont jusqu’au 24 juin pour s’exprimer, suggérer et critiquer les propositions des quatre groupes de travail. Terra Eco vous propose une série d’articles pour suivre et poursuivre les débats. Troisième thème de travail : "Partager la passion de la mer."
Revoyez vos cours de géographie. L’Hexagone n’est pas continental. C’est une île. L’île d’un archipel composé, outre de la métropole, de ses territoires ultra marins. L’outre-mer doit prendre une place centrale. C’est cette idée que le groupe de travail numéro 3, présidé par Christian Buchet, de l’Académie de Marine, professeur d’université, directeur du Centre d’études sur la mer, a fait principalement ressortir de ses travaux.
"Archipel France" :

Vannes lance trois concours de photos de mer (Ouest France)
Pour sa 5e édition, le festival de photos de mer « La mer en images » prendra ses quartiers du 11 au 27 septembre à Vannes. Treize expositions gratuites sont annoncées aux Jardins des remparts, au château de l'Hermine, aux lavoirs, au bastion de Gréguennic, à l'hôtel de Roscanvec, à la chapelle des Ursulines, sur la rive droite du port et au Kiosque culturel.
Les trois principales expositions ? « Le grand métier » du photographe de l'Agence France Presse (AFP) Marcel Mochet. Elle raconte le quotidien de marins de la grande pêche dans cinq chalutiers ; les reportages du National Geographic ; et l'exposition de Dominique Le Roux, complémentaire au travail de Marcel Mochet, sur le naufrage du Bugaled Breizh le 15 janvier 2004, au large du cap Lizard.

Addiction en mer. «Un problème sous-évalué» (Le Télégramme)
Lundi se réunissait en assemblée générale l'?uvre sociale des Abris du marin, au Guilvinec. L'association, née à l'initiative de Jacques de Thézac au début du siècle dernier, avait pour objectif de désalcooliser les marins pêcheurs d'alors, en les accueillant dans une vingtaine d'Abris. Toujours très active, outre l'accompagnement des marins en difficulté, de leurs enfants et leurs veuves, l'association a décidé de s'attaquer aux conduites addictives. «Le problème, important à notre avis, est sous-évalué. Nous sommes prêts à apporter notre aide pour tenter de le résoudre», relevait le président Roger Guillamet, après avoir échangé avec PhilippeParis, médecin des gens de mer du quartier du Guilvinec: «80% des bateaux sont dits secs (NDLR: sans alcool). Il est très difficile, toutefois, d'évaluer ce qui se passe réellement». Il déclarait constater d'autres addictions, aux drogues notamment.

mardi 23 juin 2009

23 juin 2009

Normandie : Calvados - Entreprises, pêche : le département au soutien (Ouest France)
Pour soutenir le secteur de la pêche, le conseil général va verser des avances remboursables à deux coopératives pour un montant total de 250 000 €.
En élargissant, hier, ses dispositifs d'aide aux entreprises de dix salariés maximum, le conseil général vient également en aide à la filière pêche et aux coopératives. Sous forme de prêts et de subventions.
Le plan de relance destiné à accompagner l'industrie, automobile notamment, ne suffit pas à appuyer les Très petites entreprises dans la tempête économique et financière. Avec dix salariés au plus, elles représentent pourtant 80 % des employeurs du Calvados.
Ainsi, il apparaît au conseil général que « les 100 000 € d'investissements nécessaires pour déclencher une avance de 40 000 € du Fonds départemental d'aide aux Très petites entreprises sont trop faibles ». Hier, lors de leur dernière réunion avant les vacances, les élus départementaux ont décidé de faire passer le montant des investissements à 200 000 € pour déclencher un prêt à taux zéro qui sera désormais de 50 000 €. Un million d'euros pourrait y être consacré cette année.
250 000 € pour la pêche
Dans le même temps, le conseil général a mis en oeuvre un nouveau dispositif de soutien aux Très petites entreprises en difficulté : « Il s'agira d'un prêt à taux zéro sur 36 mois, d'un montant total de 350 000 € pour les dossiers déposés durant l'exercice 2009. » D'autre part, la création d'un fonds d'ingénierie et de conseil, sous la forme de subventions est également prévue. Les conseillers généraux ont émis le souhait d'une très grande réactivité des services (4 à 5 semaines maximum) « afin de soutenir les entreprises en difficulté dans les meilleures conditions ».
La côte aussi, traverse le gros temps. Touchés par les fluctuations des prix du carburant, par les règles d'accès et de gestion de la ressource, les pêcheurs souffrent. C'est au tour des coopératives qui mettent sur le marché les produits de la pêche. Basée à Port-en-Bessin, Copéport Marée SA Scop est en redressement judiciaire et s'apprête à supprimer 31 de ses 76 postes. L'organisation des producteurs de Basse-Normandie (Copéport Marée OPBN, 765 sociétaires), qui régule le marché, est également touchée.
En lien avec la région et le département de la Manche, le conseil général a décidé de se mobiliser. Une avance remboursable de 125 000 € a été votée en faveur de Copéport Marée SA Scop. La même somme sera versée à Copéport Marée OPBN. Ces deux avances seront remboursables, au plus tard en juillet 2011. Sébastien BRÊTEAU.

Cherbourg - Six licenciements à la Criée de Cherbourg (Ouest France)
En 2008, la Criée cherbourgeoise était repartie à la baisse avec un tonnage vendu aux enchères ou par contrat en régression de 17 % (à 6 747 tonnes).
Des mesures d'économie sont annoncées pour faire face aux difficultés financières de la halle à marée. La CCI avance la suppression de six postes dans les effectifs de quai.
La halle à marée. La rumeur circulait. Elle est confirmée : six suppressions de poste sont envisagées à la Criée de Cherbourg. C'est Jean-Claude Camus, président de la Chambre de commerce et d'industrie Cherbourg-Cotentin qui l'a annoncé hier en assemblée générale. Les résultats de gestion budgétaire 2008 du Service de la concession du Port de pêche sont négatifs (de plus de 400 000 €), en raison essentiellement de la baisse des apports, due à la diminution de la flotte de trois chalutiers hauturiers ainsi qu'à la grève du mois de mai et à la moindre quantité de seiche sous Criée. La CCI a proposé hier une avance de trésorerie de 368 500 € à l'activité pêche sur 2 ans. « Mais cela doit s'accompagner de mesures d'économie pour rééquilibrer le budget du port de pêche, c'est-à-dire, la suppression des personnels occasionnels, un effort pour réduire la part contributive du service général, une nouvelle organisation de la débarque. Enfin, nous adapterons nos effectifs de quai en prévoyant la suppression de 6 postes. Tout cela dans l'objectif de retrouver un équilibre budgétaire dès 2010. »

Pêche - Guéguerre du thon port de La Valette (Midi Libre)
Un vif incident a opposé, hier matin dans le port maltais de La Valette, des militants de l'organisation écologiste Greenpeace à l'équipage d'un bâtiment espagnol spécialisé dans le transport de thons rouges en cales réfrigérées. Le Cabo Tinoso II, qui appartient à la société d'armement Ricardo Fuentes & Hijos, était à quai quand les activistes de Greenpeace venus du Rainbow Warrior II, le navire amiral de l'ONG accosté lui aussi à La Valette, ont tenté de monter à bord pour procéder à un « contrôle pacifique » de la cargaison. Au moment où ils s'apprêtaient à déployer une banderole dénonçant « le massacre du thon rouge », les écologistes ont été repoussés sans ménagement par l'équipage qui a utilisé des lances à eau. Une militante est tombée dans le port.
Cet incident intervient au moment où la pêche au thon rouge s'achève en Méditerranée. Elle est terminée depuis la fin de la semaine dernière pour tous les bateaux français, dont certains ont déjà rejoint les ports du Languedoc et du Roussillon.
Si l'organisation écologiste continue de dénoncer la « pêche illégale » et à réclamer la mise en place d'un réseau de réserves marines, notamment sur les lieux de reproduction des poissons, la campagne qui vient de s'achever n'a pas été marquée par des actes frauduleux majeurs comme ce fut le cas les années précédentes. « Les deux bâtiments de la Marine nationale Arago et Surcouf présents sur les zones de pêche ont procédé à des contrôles efficaces et les pêcheurs français sont restés dans les clous », admet un observateur.

Finistère - Grenelle de la mer. Les voies du futur (Le Télégramme)
Brest accueille aujourd'hui le Grenelle de la mer, après deux mois de réflexion sur le sujet. Bel endroit pour une rencontre entre terre et mer.
Brest est une capitale européenne de la mer, avec ses centres de recherche et son éventail peu commun d'activités liées à la mer. Elle constituait donc un site tout désigné pour le Grenelle de la mer qui va s'y tenir aujourd'hui, après deux mois de réflexion menée avec la participation de nombreux élus et représentants d'organismes ou d'associations. Parmi eux, PierreMaille, président du conseil général du Finistère et président du premier parc marin français.
«Changement de mentalités»
«Au Grenelle de Bordeaux, on a beaucoup parlé du parc marin d'Iroise». Pierre Maille a le sourire en évoquant la structure qu'il préside et qui est symbolique du nouveau rapport que les Français entretiennent avec la mer

Le Grenelle de la mer passe à l'Ouest (Ouest France)
Les propositions pour une « véritable stratégie nationale » autour des problématiques maritimes sont discutées au niveau régional, comme, hier, à Pornic, en présence de Luc Guyaud, ex-patron de la FNSEA, et Gérard d'Aboville. : Ouest-France
Le flot de propositions est discuté en régions. Les questionssont plus nombreuses que les réponses.
Il faut décloisonner ! Tel pourrait être le maître mot du Grenelle de la mer, lancé par Jean-Louis Borloo en février. Le « petit frère » du Grenelle de l'environnement en est à sa troisième étape : les propositions des quatre groupes de travail nationaux sont passées au crible des préoccupations régionales. Ces échanges entre professionnels de la mer, élus, chercheurs et public ont eu lieu, hier après-midi, à Pornic (Loire-Atlantique), avant Brest aujourd'hui, et Caen mercredi.
« On connaît mieux la Lune »

Loire-Atlantique – Grenelle de la mer à Pornic :« L'archipel France » (Presse Océan)
Gérard d'Aboville : « Le Grenelle de la mer peut être le départ d'une belle aventure »
Gérard d'Aboville participe à la réflexion nationale du Grenelle de la mer. Il était hier à Pornic.
Richelieu le regrettait : « Les larmes des souverains ont le goût salé de la mer qu'ils ont ignorée ». Gérard d'Aboville, navigateur, ne dit guère autre chose : « En France, la mer est la grande absente : des esprits, de la formation, de la politique ». Le Grenelle de la mer n'a sans doute pas la prétention de renverser le cours de l'histoire. À ce point de son développement il a le mérite, à l'instar de son homologue de l'environnement, d'inviter à une large réflexion, tous acteurs confondus. Chaque région maritime est invitée à faire remonter ses suggestions. Pour les Pays de la Loire c'était hier à Pornic. 500 personnes ont assisté au compte-rendu des groupes de travail. Une synthèse nationale interviendra début juillet. Elle listera des engagements pour le court, le moyen et le long terme. Gérard d'Aboville veut croire qu'il s'agit là « du départ d'une belle aventure qui doit permettre au maritime de partir à la conquête de la France ».
La pollution vient de terre
Parmi les centaines de suggestions : faire naître le concept d'un « archipel France ».

Aquaculture - Un pesticide inquiétant (Radio Canada)
Élevage de saumon dans la baie de Fundy
L'Alphamax, un pesticide qui élimine les poux de poisson, sera testé pour la première fois au Canada, cet été, dans la baie de Fundy.
Ce pou est un petit parasite qui s'incruste dans la peau du saumon. C'est un parasite courant, mais il peut devenir problématique dans un élevage comptant des milliers de saumons. Il se propage et il peut compromettre la qualité du produit.
Pour en venir à bout, l'industrie aquacole ajoute des antibiotiques dans la nourriture des saumons. Toutefois, cette pratique comporte un risque de résistance aux antibiotiques, explique Mike Beattie, vétérinaire au ministère de l'Agriculture et de l'Aquaculture du Nouveau-Brunswick.
Pour résoudre ce problème, les fermes aquacoles du nord de la baie de Fundy vont tester dans les bassins d'élevage l'Alphamax à compter du mois de juillet. M. Beattie précise qu'on n'utilisera qu'une petite concentration, ce qui est selon lui sans danger pour les autres espèces aquatiques.
Cet argument ne rassure pas les communautés de pêcheurs environnantes. Leur porte-parole, Maria Recchia, redoute l'effet du produit sur l'environnement particulier de la baie de Fundy, même si ce pesticide a déjà fait ses preuves en Norvège, au Royaume-Uni et au Chili.
Maria Recchia, qui représente l'Association des pêcheurs du nord de la baie de Fundy, affirme que les scientifiques et les gouvernements ont souvent induit les pêcheurs en erreur. Elle cite en exemple le DDT, un pesticide qui a été interdit dans de nombreux pays dans les années 1970.
Les entreprises aquacoles se font rassurantes. Elles disent que si on détecte des effets nocifs dans l'environnement au cours des premiers tests, elles n'utiliseront plus l'Alphamax.
Cela n'apaise pas les craintes des pêcheurs, qui se demandent pourquoi ces tests n'ont pas lieu en laboratoire.

Sète - Le préfet de Région sur l'étang (Midi Libre)
Le préfet de Région sur l'étang mardi prochain, le préfet de région Claude Baland fera une escale sur le bassin de Thau. En milieu de journée, il doit en effet rejoindre le président de la Section régionale conchylicole, Philippe Ortin, du côté de Marseillan, avant une visite guidée des mas conchylicoles. Le représentant de l'Etat ne devrait pas manquer d'entendre parler de l'étrange mal qui frappe cette année encore les huîtres de Thau... Les thoniers bientôt dans la place Ils sont au large. Les premiers thoniers senneurs de la flotte sétoise devraient retrouver les quais de l'Île Singulière aujourd'hui. La campagne 2009 sera alors bel et bien terminée.


Création d'un parc ostréicole: deux emplois en vue à Sein (Le Télégramme)
La nouvelle municipalité a décidé de relancer l'ostréiculture sur l'île. D'abord en poussant pour le retour de l'affinage des huîtres dans le bâtiment de l'écloserie. Ensuite, en installant des tables des deux côtés de l'île pour un élevage en pleine mer, sur près de 2.200m². Des ormeaux sont également programmés. L'enquête publique est en cours jusqu'au 7avril prochain. Le projet a été confié aux frères Le Berre qui exploitent près de 200 tables sur le Goyen. Le maire, Jean-Pierre Kerloc'h, table sur un tonnage important et espère les premières ventes d'huîtres pour septembre prochain. «Le label est intéressant. Cela donne de l'activité qui va générer deux emplois».

Lannion - Des micro-algues... à la crème anti-âge (Ouest France)
Anne Humeau, responsable R et D, dans l'algothèque de l'entreprise Solilance, à l'Ïle-Grande.
La station marine de Soliance teste et cultive les micro-algues pour identifier leurs agents actifs.Dans les fioles, les composants secrets des grands noms de la cosmétique.
Soliance, en version marine
Spécialistes des biotechnologies marines, à l'Île-Grande, les cinq employés de Soliance travaillent sur les micro-algues afin de développer des ingrédients « actifs » pour les cosmétiques. Une partie est dédiée à la recherche et au développement et teste les activités biologiques ; l'autre, à la culture artificielle de micro-algues « sans piller les mers étant donné qu'un prélèvement de 3millilitres peut nous suffire à développer une micro-algue », précise Marc Bermudes, responsable de développement industriel et de production.
Des potions magiques qui glougloutent

Lannion - Pourquoi à l'Île-Grande ? (Ouest France)
A cet endroit, était installée une écloserie d'huîtres et de coquilles Saint-Jacques : la SMI, Station marine de l'Île-Grande. « Il a alors été nécessaire de maîtriser la culture de micro-algues pour nourrir les huîtres, entre autres. Ainsi, petit à petit, l'entreprise s'est dirigée vers une activité de biotechnologie marine, visant à concevoir et à commercialiser, des actifs cosmétiques issus de ces micro-organismes », rappelle Marc Bermudes.
« Somaig (Source marine Île-Grande) est née d'un programme de recherche en cosmétiques, en collaboration avec LVMH, plus exactement les Parfums Christian Dior, en 1996. » Elle a été rachetée par Soliance, début 2005, et elles ont fusionné en 2009. « Si l'entreprise a été installée sur ce site, conclut le responsable, c'est lié à l'activité d'origine qui nécessitait une qualité d'eau riche et stable, toute l'année. Les courants marins locaux ainsi que la réserve des Sept-Îles attestent cette richesse. »

Afrique du Sud - La température élevée de l'océan indien présage un Sardine Run peu abondant (AFP)
DURBAN, Afrique du Sud (AFP) — Le Sardine Run (migration annuelle des sardines) vient de commencer le long de la côte est de l'Afrique du Sud mais s'annonce peu abondant cette année en raison de la température élevée de l'océan Indien.
"Les Sardine Run les plus abondants se passent quand la température de l'eau baisse vraiment. L'eau est encore chaude le long des cotes du Kwazulu Natal et pour l'instant, les conditions ne semblent pas bonnes", a déclaré à l'AFP Sean O'Donoghue, auteur d'une thèse sur le sujet à l'université du Kwazulu Natal.
En hiver, quand la température de l'eau descend en dessous de 20 degrés sur la côte du Kwazulu Natal (est), des millions de sardines, venues du sud de l'Afrique du Sud, remontent 2.000 kilomètres de côtes jusqu'à la ville de Durban. Les bans peuvent atteindre plusieurs kilomètres de long.
"La température le long des côtes du Kwazulu Natal est à la limite de ce que peuvent supporter les sardines. Avec le réchauffement climatique global, le courant chaud d'Agulhas qui descend le long de l'Afrique du Sud pourrait devenir plus chaud et se rapprocher de la côte. Donc si la température augmente, les sardines ne monteront plus aussi haut", poursuit le chercheur qui souligne l'irrégularité croissante du phénomène.
Le Sardine Run est essentiel pour l'écosystème marin régional. Des dizaines de milliers de dauphins, un millier de requins et plus de 100.000 oiseaux marins se nourrissent des bans de sardines du Kwazulu Natal alors que ces eaux sont pauvres en éléments nutritifs le reste de l'année.
Très attendu des villageois qui tendent des filets et pêchent en masse dans les bans, le Sardine Run draine jusqu'à 10 millions de poissons. Il a également fait naître une industrie touristique autour de l'observation des prédateurs et 100.000 visiteurs se rendent sur les côtes sud du Kwazulu Natal entre juin et juillet.

Algérie - Les professionnels de la mer s’inquiètent pour la sardine (Liberté)
Alors que son prix à considérablement baissé
Pour le premier trimestre 2009, les armateurs activant au niveau de la wilaya d’Oran ont pêché 1 322 tonnes de poissons avec une prédominance de crustacés.
Les Algériens sont-ils condamnés à ne plus manger de la sardine ? Il semblerait que oui puisque les professionnels de la pêche sont unanimes et formels à dire qu’il existe un risque réel sur la présence de la sardine en mer méditerranéenne. Cette conclusion est le fruit d’un constat fait après la raréfaction du poisson bleu dans les eaux nationales et internationales, notamment en Grèce “où aucun banc de sardine n’a été signalé depuis trois ans”, affirme-t-on.
Le large des côtes marocaines, véritable porte sur l’Atlantique, orpheline de sardines, est un autre exemple sur lequel on s’appuie pour conforter cette inquiétude. Pour cette année, que l’on qualifie d’ores et déjà de “très poissonneuse”, des prévisions laissent présager de la réduction des prix pratiqués sur les marchés locaux et nationaux mais la chose n’est pas aussi simple puisque les spécialistes y mettent un bémol. À l’heure actuelle, les prix au détail ont chuté d’une manière vertigineuse passant de l’irréel 300 DA le kilo à moins de 70 DA, même si le doute sur la qualité du produit est permis. Des sources de la direction de wilaya de pêche d’Oran expliquent qu’en dehors d’une mercuriale prédéfinie, les prix relèvent exclusivement de l’offre et de la demande. Une demande qui a dépassé et de loin l’offre puisque les habitudes culinaires des Algériens tendent de plus en plus vers la consommation du poisson et même des wilayas du sud s’accordent leur part de la moisson de la mer. À la direction de la pêche, on est conscient de la baisse drastique de la production halieutique, réduite à sa plus simple expression, année après année. Ainsi, pour le premier trimestre 2009, les armateurs, activant au niveau de la wilaya d’Oran, ont pêché 1 322 tonnes de poissons avec une prédominance de crustacés. S’il n’y a pas de différence notable avec les statistiques concernant la même période de l’année dernière, il est indéniable de remarquer la nette diminution de la production halieutique à partir de 2007. La sardine, poisson migrateur par excellence, semble avoir déserté les côtes algériennes et oranaises en particulier si l’on se fie aux chiffres avancés qui font état d’une quantité de 300 tonnes pêchées ces dernières années contre les 8 000 tonnes qui faisaient le bonheur des consommateurs locaux, il ya quelques années. Un exode et des prix à donner le vertige que beaucoup de pêcheurs, amateurs ou professionnels, ont voulu expliquer par une batterie d’hypothèses, pourtant niées par la direction de la pêche. Entre la fameuse pêche à la dynamite et la vente du produit à des chalutiers espagnols à la limite des eaux territoriales, beaucoup de bruit a circulé concernant la raréfaction de la sardine. “Aucune plainte officielle n’a été déposée à notre niveau”, affirmera une source de la direction de la pêche, même si elle avoue avoir eu connaissance du phénomène à travers des lettres anonymes de dénonciation.
Quant aux rumeurs rapportant des agissements pour le moins étranges de certains armateurs qui se débarrassent de leur cargaison en pleine mer pour laisser le cours du poisson à son plus haut niveau, notre source la balaye du revers de la main. “Aucun armateur ne ferait une chose pareille parce qu’elle ne répondrait à aucune logique commerciale”, ajoutera-t-elle encore. Actuellement, comme chaque année, du 1er mai au 31 août, la pêche de certaines variétés de poissons est strictement interdite, de jour comme de nuit, dans les zones où se reproduit le poisson, selon la réglementation en vigueur. Une zone qui s’étend sur six miles nautiques mesurés à partir des alignements de référence. Une mesure qui tend à protéger le poisson dans sa période de frai. Les 165 embarcations, tous types de pêche confondus, entre chalutiers, sardiniers et petits métiers composant la flottille de pêche en activité, sont soumises à des visites sécuritaires pour le renouvellement du rôle. Ainsi, l’appareillage du navire, entre radio, système de sécurité, GPS et la bonne conformité du bateau, sera inspecté pour vérifier son état. Quant aux différentes infractions commises par les armateurs, la direction de la pêche en a comptabilisé 57, en 2008, où elle s’est constituée partie civile. Des peines de prison allant jusqu’à une année ferme d’emprisonnement et des amendes ont été prononcées à l’encontre des contrevenants. Rappelons que les types d’infractions vont de la pêche en zones interdites et durant les périodes du repos biologique, punie de 500 000 à un million de dinars et de 6 mois à une année de prison à l’usage de matières explosives, substances chimiques ou d’appâts avec des procédés d’électrocution, dont les contrevenant encourent jusqu’à 5 ans de prison et une amende de 200 millions de centimes.

Grenelle de la mer : les vagues du débat touchent La Réunion (Clicanoo)
Le Grenelle de la mer s’est invité hier à La Réunion au cours d’un débat public. Cette consultation nationale, initiée par le gouvernement en février, doit s’achever mi-juillet pour laisser place à la traduction législative d’une stratégie maritime pour la France et l’outre-mer. La contribution réunionnaise doit être ficelée dans les jours à venir.
Hier après-midi au siège du TCO au Port. Plusieurs dizaines de personnes (scientifiques, associations, entreprises, hommes et femmes de mer, simples citoyens…) assistent au débat public sur le Grenelle de la mer. La Réunion est une des dix-huit régions qui accueillent un tel rendez-vous. Cette phase fait suite aux propositions des quatre groupes de travail remises le 9 juin au ministre de l’Environnement Jean-Louis Borloo. Le département a déjà contribué à cet effort d’ailleurs (Taaf, comité des pêches…) et certaines des propositions retenues en sont la traduction. Lancé en février dernier, ce Grenelle de la mer, petit frère de celui de l’environnement, vise à définir la stratégie maritime française (11 millions de km2 dont 93 % en outre-mer) “pour les cinquante années à venir”, souligne Isabelle Autissier, navigatrice émérite et grand témoin du débat. Le travail “colossal en si peu de temps” a déjà produit 750 propositions. Dispatchées en cinq grandes thématiques (littoral et gouvernance, connaissance, protection, aménagement et développement durable) et pas forcément consensuelles, ce sont les principales qui ont été soumises hier “à la critique, à l’amendement ou au renforcement afin d’être versées au dossier”, note Jean-Marie Coupu, directeur régional des Affaires maritimes.

Jean-Louis Borloo veut sauver la Méditerranée (La provence)
Le Grenelle de la Mer passait hier par Marseille. Les citoyens réclament une protection accrue de cette
Le ministre s'intéresse notamment au problème des stations d'épuration.
Dans le cadre du Grenelle de la mer qui passait hier à Marseille, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, détaille un véritable "plan d'action" pour l'avenir de "notre mer", dans une interview accordé à La Provence.
Existe-t-il un plan de développement des "aires marines protégées" en Méditerranée ?
Jean-Louis Borloo : Celles-ci ont prouvé, au niveau mondial, qu'elles permettaient de redynamiser un environnement marin… Nous y travaillons avec les autres États riverains, notamment dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UPM) initiée par le président de la République. Il s'agit de garantir une protection forte de certaines zones sensibles ou vitales pour la biodiversité marine: canyons, fosses et récifs coralliens profonds (habitats naturels), mais aussi nourriceries et frayères, essentielles pour la survie des espèces. La France, l'Italie et Monaco ont d'ailleurs montré l'exemple avec la création du sanctuaire de mammifères marins Pelagos. Je rappelle également que le Grenelle de l'Environnement prévoit la mise en place de 10 aires marines protégées.

Grenelle de la Mer : les comités de bassin présentent leurs propositions (Actu-environnement)
Réunis le 16 juin à La Baule dans le cadre du Grenelle de la Mer destiné à définir une stratégie maritime nationale à long terme, les 230 délégués des douze comités de bassin* ont présenté leurs propositions à la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno.
Les 12 comités de bassin proposent de renforcer le rôle des instances de bassin dans la zone du littoral et de la mer et de développer avec l’appui des instances de bassin la connaissance du littoral et de la mer.
C’est toujours la même eau qui s’écoule de la montagne à l’estuaire. Plutôt qu’une charnière entre terre et mer, le littoral est un milieu de transition sur lequel la prévention des pollutions et des risques et la préservation des milieux nécessitent qu’on élargisse notre vision, du haut du bassin versant jusqu’à la haute mer, ont souligné André Santini et Serge Lepeltier, respectivement présidents des comités de bassin Seine-Normandie et Loire-Bretagne dans un communiqué publié par l'Agence de l'eau Loire-Bretagne.
Parmi les propositions, les comités de bassin recommandent de confier aux instances de bassin au titre des directives cadres sur l’eau (DCE) et stratégie pour le milieu marin (DCSMM), la responsabilité dans la limite des 12 milles, de réaliser l’état des lieux, de mettre en place le programme de surveillance, de définir le plan de gestion et le programme de mesures ; et dans la limite des 200 milles, de contribuer aux actions de connaissance en partenariat avec les autres acteurs.

Bretagne - Charte des espaces côtiers. Les parcs régionaux à l'unisson (Le Télégramme)
La Charte des espaces côtiers bretons, lancée par le conseil régional en avril2008, a été adoptée par 120 acteurs du littoral (collectivités, associations, groupements de professionnels, scientifiques). Ces derniers sont maintenant invités à s'engager sur dix grandes ambitions comme la promotion des activités touristiques et nautiques durables, la maîtrise de l'urbanisation, la qualité des paysages côtiers, la qualité des eaux côtières. Autant de points qui correspondent aux objectifs des parcs naturels régionaux de Bretagne, déjà créés comme celui d'Armorique dans le Finistère, en cours d'élaboration (celui du golfe du Morbihan) ou en projet (la Rance-Coeur d'Émeraude). Les «parcs naturels régionaux, territoires d'innovation, outils de cohérence et instances de gouvernance, sont des territoires pilotes de la gestion intégrée des zones côtières», indiquait, hier, Gérard Mével, à l'issue d'un séminaire, à l'île de Berder, dans le golfe du Morbihan. Les parcs régionaux ont donc vocation à se fondre dans cette charte des espaces côtiers qui a été signée, hier, par le parc d'Armorique et le parc du golfe du Morbihan. Le parc de la Rance n'étant encore porté par aucune structure institutionnelle.

Arrêté pêche sportive et de loisir du Thon Rouge en Méditerranée (Légifrance)
Arrêté du 11 juin 2009 précisant les conditions d'exercice des pêches sportive et de loisir réalisant des captures de thon rouge dans le cadre du plan pluriannuel de reconstitution des stocks de thon rouge dans l'Atlantique Est et la Méditerranée

Le Groenland fait un pas vers l'indépendance (RFI)
Le Groenland a célébré, ce dimanche, son nouveau statut : une autonomie élargie qui va lui permettre de gérer ses ressources naturelles. La reine du Danemark Margrethe et son époux ont assisté aux cérémonies organisées par le gouvernement groenlandais.
La reine Margrethe, vêtue du traditionnel costume de fête groenlandais, à Nuuk, le 21 juin 2009.
Pour fêter cette dernière étape vers l'indépendance, des milliers de Groenlandais se sont massés sur le port de Nuuk, la capitale, où les colons danois ont débarqué il y a 300 ans.
Le nouveau statut de l'île a été plébiscité en novembre dernier par les deux tiers des 57 000 habitants du Groenland, pour la plupart Inuits. Ils vont enfin disposer de leurs ressources naturelles : pétrole, gaz, or, diamant, uranium. Des ressources qui suscitent beaucoup de convoitises. Avec le réchauffement climatique, ces extraordinaires réserves devraient devenir plus facilement exploitables.
Ces ressources devraient permettre de développer l'économie de l'île. Les Groenlandais, encore très dépendants financièrement de la couronne danoise, pourront alors accéder à l'indépendance.
Le Groenland pourrait attendre un peu avant de pouvoir s'assumer complètement : la moitié de son budget provient de Copenhague. L'autre moitié de la pêche, et surtout de la crevette, raréfiée, elle par le réchauffement climatique.

Isabelle Autissier : « La politique n'est pas mon métier ! » (La Dépêche)
L'invitée du dimanche. La navigatrice signe son premier roman.
Discrète et opiniâtre, contre vents hurlants et marées houleuses, au gré de sa curiosité et de son insatiable besoin de liberté, Isabelle Au tissier reconnaît sa fascination pour les océans. S'inspirant de son expérience de navigatrice et d'un célèbre fait divers, elle vient de commettre un roman, « Seule la mer » (Grasset). Elle y raconte les délires d'un tricheur seul dans l'immensité de l'océan. A sa manière avec ses mots, elle dit et communique sa passion de la mer.
DDD : Depuis une quinzaine de jours il se dit dans Paris que vous pourriez entrer au gouvernement. Vous pourriez, peut-être entre autres, vous occuper de la pêche ?
I.A. : Ministre ? (grand éclat de rire) Rassurez-vous ce n'est pas mon métier. Il n'en est pas question. Quant à la pêche c'est une activité de chasse vouée à disparaître s'il n'y a plus de poissons. Or on pêche trois fois plus que ce qu'on devrait. A l'échelle européenne, les pays bataillent pour éviter de baisser les quotas mais c'est une nécessité absolue. Il va falloir trouver un système de compensation sociale pour les pêcheurs.

Le saumon sauvage d’Alaska et le surimi à base de filets de colin d’Alaska à l’honneur (L’Hotellerie)
Les pratiques de gestion des pêcheries de l’Alaska sont considérées comme un modèle de gestion durable dans le monde entier. Dans cet État, aucune espèce n’est en danger, saumon, poisson blanc, mollusques et crustacés, selon le rapport annuel émis par les services fédéraux de la pêche "National Marine Fisheries Service". C’est pourquoi à l’approche de l’été, il faut se laisser gagner par un air de nature sauvage et de fraîcheur du large… Alaska Seafood propose le Saumon sauvage d’Alaska en boîte, un produit nomade, économique, sain, facile et rapide pour accompagner les salades, pizzas, pâtes, et sandwich comme le Sandwich club par exemple… Enfin le Surimi à base de filets de Colin d’Alaska, 100 % naturel. Le Colin d’Alaska, un poisson sauvage des eaux pures et froides, donne un surimi reconnu comme le meilleur au monde pour son pouvoir gélifiant. Idéal pour accompagner les salades : la salade de surimi composée.
alaskaseafood-westeurop.com

Islande - Un flétan de près de 2,50 m et de 203 kg a été pêché au large des côtes islandaises.
Le poisson, pêché par un chalutier, vaudrait près de 2 300 euros et pourrait nourrir près de 500 personnes. Si un flétan moyen pèse environ 1,9 kg, c'est près de 100 fois moins que ce géant pêché dernièrement. L'animal a été vendu sur un marché à un poissonnier local. " C'est un monstre

Film - Face à la tempête : le regard canadien (CLPM Le Guilvinec)
Charles Menzies, chercheur anthropologue canadien a effectué une étude sur le quartier maritime du Pays Bigouden. Ses résultats sont regroupés sous la forme d’un film "Face à la tempête" (Weather the storm, the fight to stay local).
Sa première véritable sortie en France a eu lieu lors de la première édition du Festival Pêcheurs du Monde à Lorient.
Pour regarder la vidéo, cliquez ici

Baden - Mouillages Baden Est. Des adhésions sont attendues
Vendredi soir, à la salle municipale, se tenait l'assemblée générale de l'Association des mouillages de Baden est (AMBE), en présence de Louis Herry, président de l'Unan56, et de son successeur, début septembre, Henri Martinerie, et de Gaby Le Sourd, président d'honneur. L'AMBE compte 60adhérents cette année et le président, Alain Le Corvez, espère l'adhésion parmi les 210mouillages concernés (Baden-est couvre le secteur de Pomper à Le Ter). Louis Herry redira «les soucis à se faire», suite au Grenelle de l'environnement où certaines ONG, Robin des bois en particulier, demandent un encadrement de la pêche des plaisanciers, suivi par le Grenelle de la mer. La pêche de plaisance représente 1,5 à 2% de la pêche globale. «On ne veut pas d'un permis de pêche», affirme Louis Herry, avant de poursuivre avec un autre souci, la création de ports à sec. Côté bonne nouvelle, la météo sera donnée en boucle (canal 63) des Glénans au Croisic. Pas de changement au bureau ni au niveau de la Cotisation, 15€.

Morbihan - Archéologie. Le Thésée retrouvé au large d'Hoëdic (Le Télégramme)
Le Thésée, un navire français coulé au large d'Hoëdic en 1759 lors de la bataille des Cardinaux qui opposait Français et Britanniques, vient d'être retrouvé. Pour les 250 ans de cette bataille, les recherches archéologiques menées par Jean-Michel Ériau et l'équipe de la société d'archéologie maritime du Morbihan (SAMM) ont été couronnées de succès. Le 16juin, le Thésée, reposant à 20m de profondeur, était repéré près d'Hoëdic par l'équipe de plongeurs. Il ne restait plus qu'à remonter à la surface un objet de l'épave prouvant la présence du Thésée. Le lendemain, mercredi 17juin, c'était chose faite: un élément de la coque était remonté.

Brest - Institut de la mer : un nouveau directeur - Yves-Marie Paulet. (Ouest France)
Yves-Marie Paulet va prendre les commandes de l'Institut universitaire européen de la mer.
Hier, Yves-Marie Paulet a vu sa candidature retenue pour prendre la direction de l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM). Le conseil d'administration l'a désigné à l'unanimité des votants. La nomination officielle par le ministère de l'Enseignement supérieur formalisera ce choix.
Il n'y avait pas grand suspense. M. Paulet était le seul candidat déclaré pour prendre la succession de l'américain David Nelson, qui a démissionné pour raisons personnelles à la fin de l'an passé.
Originaire de Quimperlé, Yves-Marie Paulet, 47 ans, est issu d'un milieu maritime. Son grand-père a fondé les conserveries Paulet, célèbre par la marque Petit Navire, à Douarnenez. La famille compte également des architectes navals.
Ce spécialiste de biologie marine a fait ses études supérieures à l'Université de Bretagne occidentale. Sa thèse de doctorat a porté sur l'influence du climat sur le développement de la coquille Saint-Jacques. Il a été directeur adjoint du Laboratoire des sciences de l'environnement marin, puis directeur adjoint de l'IUEM.
Créé en 1997, l'Institut universitaire européen de la mer est le fleuron de l'Université de Bretagne occidentale en matière de recherche. Il comprend six laboratoires UBO-CNRS (dont 2 mixtes avec Ifremer) et deux équipes d'accueil, regroupées au sein d'une fédération de recherche CNRS.
Le personnel de l'IUEM se compose de 300 personnes (chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs). Il accueille 350 étudiants, dont la moitié sont des doctorants.

Qui êtes-vous ?

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En 1982, je suis tombé dans le grand bain des cultures marines par la porte de la formation continue. Depuis La Rochelle, j’ai accompagné des professionnels de la mer dans leur installation à la pêche ou en conchyliculture partout en France. Rapidement, l’appel du large m’a gagné. Pendant près de 30 ans, j’ai parcouru les mers du globe. Non pas sur un voilier, mais un sac au dos, de port en port, de communauté littorale en communauté de pêcheurs… En 2008, j’ai mis sac à terre. Maintenant, je voyage sur la toile, et fais voyager tous les jours des centaines d’internautes à travers mon Regard sur la Pêche et l’Aquaculture. Regard croisé avec le Collectif Pêche et Développement, une association basée à Lorient dont le but est de promouvoir un développement solidaire et durable du secteur de la pêche et de l’aquaculture.... Philippe FAVRELIERE Et maintenant sur Facebook : https://www.facebook.com/Regard-sur-la-P%C3%AAche-et-Aquaculture-320623654728433/